
vendredi 29 avril 2011
mardi 19 avril 2011
mercredi 29 octobre 2008
Barack Obama : l'intégral de son message publicitaire de 30 minutes
Ce soir, juste avant le début des finales des Séries mondiales de Baseball, Barack Obama a diffusé sur sept réseaux de télévision américains une publicité hautement ambitieuse (intitulée American Stories, American Solutions), qui demeure à l'heure actuelle un des spots publicitaires le plus long et le plus dispendieux de l'histoire politique américaine :
La position d'Obama y est très habilement mise en perspective. Il y est présenté comme étant à l'écoute des besoins de ces concitoyens. Plusieurs passages hauts en émotion, ayant pour effet d'aller toucher la fibre sentimentale des Américains, y sont intégrés. La réalisation, assurée par Davis Guggenheim, réalisateur du documentaire An inconvenient truth — le film d'Al Gore— y est superbe et met bien en valeur le message d'Obama. Bref, pour toutes ces raisons, je crois que cette publicité audacieuse s'avéra être payante politiquement pour Obama, et fera peut-être la différence dans l'isoloir le 4 novembre prochain. Elle en a la capacité, c’est le moins qu’on puisse dire.
Sarkozy, le Québec et la Francophonie : la trahison
La majorité présidentielle n'a-t-elle pas ratifié le protocole de Londres sur les brevets ? Le ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, n'a-t-elle pas affirmé en février dernier, au mépris de l'évidence, qu'il existe en France un « tabou de l'anglais », alors que, comme je l'écrivais à l'époque, « les murs des rames et stations de métro, à Paris comme en province, sont tapissés de publicités pour l'institut de formation Wall Street Institute » ? Le ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, ne rédige et ne fait-elle pas rédiger ses notes en anglais avec ses collaborateurs, à Bercy, comme le révélait le Canard enchaîné ?
Indifférence et ingérence... contre la souveraineté
Autant de questions réactualisées par les déclarations de Nicolas Sarkozy à Québec, dans le cadre du Sommet Canada-Union européenne et du Sommet de la Francophonie, lequel a été en majeure partie snobé par le chef de l'État, comme l'avaient été les commémorations pour les 400 ans de la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Maniant comme à son habitude le sophisme avec habileté, il a lancé, aux côtés d'un Stephen Harper ravi : « Franchement, s’il y a quelqu’un qui vient me dire que le monde a aujourd’hui besoin d’une division supplémentaire, c’est qu’on n’a pas la même lecture du monde ». En clair : reniant ainsi le « Vive le Québec libre ! » du général de Gaulle, Nicolas Sarkozy a rompu aussi avec la doctrine du « ni ingérence, ni indifférence » qui prévalait dans l'attitude du Quai d'Orsay à l'égard de la Belle Province depuis ce 24 juillet 1967 de glorieuse mémoire.
On peut reprocher à cette formule son ambiguïté, comme tous les « ni, ni » érigés en principes de gouvernement par François Mitterrand puis son héritier Jacques Chirac.
Mais elle garantit au moins que la France ne restera pas étrangère au sort du Québec. Elle n'exclut pas non plus, formellement, un soutien à la cause souverainiste.
Nécessaire soutien
Car le statut précaire du Québec en Amérique du Nord (quelque six millions de francophones isolés parmi plus de trois cent millions d'anglophones), érodé par la fin, depuis la « Révolution tranquille » des années 1960, de la « revanche des berceaux », laquelle avait permis aux Québécois de résister démographiquement aux Canadiens anglophones, justifie que la France, qui a une responsabilité historique vis-à-vis des Canadiens français qu'elle avait abandonnés à leur sort (la reddition aux Anglais), use du chantage à l'indépendance pour garantir la subsistance d'une communauté francophone au Canada, après l'acculturation des Cajuns de Louisiane.
Les Français ne s'offusquent pas - peut-être aussi parce qu'ils ne sont pas au courant - que l'Allemagne appuie les revendications identitaires des germanophones d'Europe centrale et orientale, utilisant même les institutions européennes communautaires (Union européenne) et intergouvernementales (Conseil de l'Europe) à cet effet, comme le révélait l'excellent livre de Pierre Hillard (j'interviewerai très prochainement cet historien, ici-même).
Pourquoi, dès lors, devrait-on condamner le soutien de la France aux souverainistes québécois ? Soutien qui vise moins à obtenir l'indépendance de la Belle Province - ce sont les Québécois qui trancheront, comme ils l'ont fait, négativement, en 1980 et 1995 - qu'à les aider dans le bras de fer avec Ottawa, qui n'a jamais vraiment cessé.
Sarkozy a eu beau décrire les Canadiens (sous-entendu : anglophones) comme des « amis » et les Québécois comme des « frères », ce qui, d'ailleurs, n'est absolument pas incompatible avec la souveraineté du Québec, de telles déclarations ne peuvent que sonner comme un casus belli à l'égard des souverainistes du Parti québécois (PQ), en mauvaise posture depuis les élections provinciales de mars 2007.
Sarkozy... malgré tout
Et, malgré ses protestations peu convaincantes, il est permis de penser, en raison de tout ce qui a été dit précédemment, que la Francophonie n'est pas une préoccupation de Sarkozy. Alors, pourquoi avoir voté pour lui, les 22 avril et 6 mai 2007, alors que son adversaire du second tour, Ségolène Royal, avait laissé entendre en janvier 2007 qu'elle était favorable à la souveraineté du Québec ? D'abord, et même si cette déclaration m'avait fait brièvement hésiter à voter pour elle , je suis assez sceptique sur sa sincérité : elle doit avant tout être interprétée comme un soutien au PQ, social-démocrate, aux élections provinciales.
Ensuite, et cela me permet de conclure ce billet sur une note moins partisane, la conduite des affaires de l'État ne se réduit pas à la défense de la langue française.
Roman Bernard
mardi 28 octobre 2008
De l'inégalité raciale en Amérique?

Marc-Olivier Cyr
mercredi 22 octobre 2008
Le soldat
Cette photo met en scène la pierre tombale d’un soldat américain musulman mort au combat en Irak. L’ancien secrétaire d'État Colin Powell l'a mentionné lors de son apparition à Meet the press dimanche dernier, au moment où il a officiellement accordé son appui au candidat démocrate pour les élections présidentielles (voir post Barack Obama reçoit l’appui de Colin Powell du 19 octobre).
J’ai bien aimé le commentaire du Général Powell. « Y a-t-il quelque chose de mal à être musulman dans ce pays? »; cette question pourrait aussi bien se poser au Canada (quoique dans une autre mesure peut-être) et même dans tout l’Occident. Peut-être même cette question, en apparence anodine, éveille-t-elle le sens réel que peut inspirer cette photographie : un sérieux coup porté au stéréotype ambiant d’une communauté musulmane isolée à l’intérieur même de nos sociétés, qui ne se mêle pas et ne se considère pas comme une partie intégrante de celles-ci. On raille et on s’insurge contre les quelques individus (souvent isolés) qui se font remarquer de la mauvaise manière, mais quand prend-t-on le temps d’apprécier les gens qui se sont intégrés de façon harmonieuse à nos peuples? Bien que l'on puisse être critique de la politique étrangère et de la société américaines, de l'institution militaire américaine ou encore du bien-fondé de la guerre en Irak, il reste que ce jeune musulman a donné sa vie au service de son pays.
Mon opinion n’a rien de très nouveau, mais puisse l’exemple de ce jeune américain convaincre les individus trop souvent portés à la généralisation hâtive et facile.
Sébastien Lalonde
Le facteur al-Qaeda!

Si l'on se fie à ce dernier, il est dans le domaine du possible qu'al-Qaeda tente un coup de force contre des positions américaines en Amérique ou à l'étranger pour tenter de faire dévier le débat de la question économique, où la campagne de John McCain a elle-même avoué que si l'élection portait sur un enjeu comme l'économie, leur candidat allait perdre. Alors, gageons que si une telle opportunité est offerte à McCain, il n'hésitera pas à saisir la perche qui sera en meilleure posture pour le projeter vers la Maison-Blanche. Aux yeux d'al-Qaeda, McCain se révèle être le candidat le plus susceptible d'entrenir leur vision d'une confrontation Islam-Occident, et donc de jeter de l'huile sur le feu de l'intégrisme. Bref, l’organisation d’Oussama ben Laden a hautement intérêt de voir élu, au lendemain du 4 novembre, un dirigeant qui poursuivra la chasse aux sorcières antiterroriste lancée par Bush, ce qui justifiera la raison d'être d'al-Qaeda comme « groupe de pression » animé par l'idée d'influencer l'opinion publique arabe en vue de promouvoir de leurs intérêts. Dans cette perspective, même al-Qaeda n'échappe pas à la théorie des organisations...«al-Qaeda doit soutenir McCain dans la prochaine élection afin qu’il poursuive la marche d’échec de son prédécesseur, Bush. Si al-Qaeda lance une grande opération contre les intérêts américains, cet acte sera un soutien apporté à McCain parce que cela incitera les Américains à voter pour McCain afin qu’il se venge d’al-Qaeda; al-Qaeda pourra alors clamer sa victoire dans sa quête pour ruiner l’Amérique.»
Marc-Olivier Cyr
mardi 21 octobre 2008
Julie Couillard, hein...
Pour ceux qui, comme moi, trouvaient que Julie Couillard s'exprimait comme une jument, hein. Alors, vous allez être servi par l'extrait précédent, hein. Il s'agit d'un montage réalisé à partir de l'entrevue qu'elle a accordée à l'émission Tout le monde en parle, hein. Et c'est vraiment très hilarant, hein...
Marc-Olivier Cyr
Who’s Nailin’ Paylin?
Après avoir été fait l'objet de parodies de la part de l'équipe de SNL, Sarah Palin peut désormais se vanter être le sujet principal d'une autre sorte de parodie, cette fois-ci un peu plus épicée, à savoir un film porno intitulé Who’s Nailin’ Paylin? Dans l'extrait précédent, qui présente la première minute du film, on peut voir Sarah Palin Lookalike accueillir deux Russes de façon très chaleureuse, ce qui fait changement du traditionnel livreur de pizza. Dans cette première scène, tout le monde est habillé, mais il est évident que la suite sera plus olé olé.
Je trouve cet extrait particulièrement intéressant, surtout pour un film porno, puisqu'il véhicule un message ironique à souhait. Sans blague, il s'agit d'un joli clin d’oeil à la déclaration insipide de Palin qui disait voir la Russie de chez elle en Alaska, ce qui selon elle lui donnait une certaine qualification pour prétendre pouvoir orchestrer les relations extérieurs des États-Unis. Comme quoi même un film porno peut véhiculer un message engagé... Vlan dans les dents des néoconservateurs, qui pensent que la porno est une oeuvre de Satan...
Marc-Olivier Cyr
dimanche 19 octobre 2008
La nation française est-elle morte?
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Roman Bernard