mardi 14 octobre 2008

W. (le film)



Vendredi paraîtra sur nos écrans le tout dernier film d'Oliver Stone, W. Ce film, s'inscrivant dans l'approche des films The Queen (2006) et Nixon (1995), s'annonce particulièrement intéressant si l'on se fit aux propos du réalisateur :

"I want a fair, true portrait of the man. How did Bush go from an alcoholic bum to the most powerful figure in the world? It's like Frank Capra territory on one hand, but I'll also cover the demons in his private life, his bouts with his dad and his conversion to Christianity, which explains a lot of where he is coming from. It includes his belief that God personally chose him to be president of the United States, and his coming into his own with the stunning, preemptive on Iraq. It will contain surprises for Bush supporters and his detractors."


Donc, théoriquement ce film ne devrait pas contribuer à glorifier la personne de Georges W. Bush. Cette position est confirmée par Cindy Adams du New York Post, qui ayant obtenu une ébauche du scénario, signait un article sur le sujet se terminant par le commentaire suivant : “Pro-Bushies will hate it, antis will love it”. Ce long-métrage est une suite logique de nombreuses biographies, dont Fortunate Son : George W. Bush and the Making of an American President de J.H. Hatfield, dépeignant le président américain comme un alcoolique notoire, un homme d'affaires minable et un niais. À ce chapitre, il est important de mentionner que le scénario du film est basé sur des faits réels et qu'il est le résultat de l'étude de 17 biographies ayant pour sujet Georges W. Bush

Étant un antiBush convaincu, je suis très curieux face à ce titre. Je trouve intéressant qu'une superproduction hollywoodienne ose s'attaquer à la présidence des États-Unis, une institution symbolique pour plusieurs Américains. Signe éloquent que ce pays se meurt pour le changement. Au chapitre au savoir, l'approche du film, consistant à dépeindre un Georges W. Bush sans envergure, peut nous aider à mieux comprendre le code opérationnel du président américain, dans la mesure où le vécu psychologique d'un individu détermine sa conception du monde, qui à son tour conditionne ses décisions. Et quand cette personne s'avère être l'un des leaders les plus puissants au monde, on s'entendra pour dire que ses convictions ont plus de poids dans la balance que celles de monsieur, madame Tout-le-monde…

Bref, si Oliver Stone, avec W., nous pond un film révisionniste à la hauteur de JFK (1991) ou de Nixon (1995), on peut s'attendre à ce que ce dernier ait plusieurs échos au sein de la société américaine, surtout en période électorale.

Aucun commentaire: